mardi 30 octobre 2007
Le mariage d'Annie
Et c'est comme ça que...
!!! : Toum-pidoum, pidoum-pidoum, chibidoubiouaaa... Lalala... Joli feu, dans la cheminée, bientôt je s'rais mariée...
MOI : Eh !
MOI : Annie ! Qu'est-ce que tu fais dans... euh...
ANNIE : Dans ta chambre ? Ben je m'occupe de toi petite soeur !
Ah. Annie est gentille avec moi et ne me prend pas de haut... Clytie ?
CLYTIE : Bon, je t'explique : ce n'est pas la Annie qui te piquait tes poupées et qui se moquait sans cesse de toi. C'est une gentille jeune femme qui...
ANNIE : Oh, Lélé, c'est merveilleux ! Tu sais, il y a cette riche famille, les Vestère, dans cette ville ? Eh bien je vais me marier avec leur fils aîné, Gustave !
MOI :
... CLYTIE !!! Pourquoi je suis allée sur une île déserte ? Je veux, tu entends, je VEUX me marier moi aussi !!
Je ne comprends pas. Moi qui étais si gentille, si douce, si calme, qui ne criait pas pour un rien, c'est moi qui doit être la vieille fille de l'histoire ? Rhooo, Clytie, ma belle, ça se passera pas comme ça !
ANNIE : Oh... tu ne veux pas me faire un câlin ? Beuh... ben...
ANNIE : Bouh-ouh-ouh...!
J'étais toujours dans cette petite chambre à me reposer...
La pluie semblait ne jamais pouvoir s'arrêter au-dehors.
Toujours dans mon pyjama blanc...
J'entendais les sons mélodieux du piano, et j'aurais mis ma main à couper que c'était ma mère ui jouait.
J'hésitais à descendre la voir. Elle ne m'a jamais portée dans son coeur et, hélas, je venais de manquer les funérailles de mon père.
Je pris toutefois le risque.
Mmh... fringues de vieilles, fringues de vieilles, fringues de vieilles...
Ah ! Je reconnais ce paquet avec écrit " IMPORTANT " en gros, en rouge dessus...
Ou ! Ce sont bien mes affaires à la mode qui me viennent de SimCity ! Ma mère a emmené ça dans les bagages en venant ici, par chance, sans oser l'ouvrir et sans savoir que c'était mon kit de survie : maquillage, vêtements, sous-vêtement, petite nuisette sexy...
Enfin je pouvais commencer à me sentir ici chez moi !
Mission Commando : Exploration de la vieille maison qui sent le vieux.
A la recherche des toilettes ( ça urge ! )
Nan nan, ça c'est pas les toilettes.
Ce doit être la chambre de Jaime, mon frère jumeau, de sa femme Yvonne et de leur fille Amandine, à en juger par le berceau.
Ambiance rose dans la chambre, y'en a un qui doit pas aimer...
Oops ! Je dérange je crois...
MOI : Dites, elles sont où les toilettes ?
JAIME : Au rez de chaussée, ou alors à côté de ta chambre ça dépend lesquelles tu prends.
MOI : Maman est en bas ? Je crois que je vais prendre celles du haut alors.
ANNIE : Hélèna, maman veut te voir. Je te conseille d'y aller avant le dîner, elle risque d'être particulièrement remontée...
Zut de zut. C'est pas de chance pour moi aujourd'hui.
C'était vraiment très impressionant. cette maison, avec si peu de pièces par rapport à sa taille, était tout de même dôtée d'un superbe escalier.
Bon, OK, pas assez beau pour en faire pâlir celui du Titanic. Mais pour une vieille maison pleine de termites et d'araignées, c'est pas mal quand même !
La " Lettre à Elise " raisonnait dans la maison...
Ma mère, cette vieille femme droite, élevée à l'ancienne, et qui voulait en faire de même pour ses enfants, jouait comme à son habitude...
Je me rappelle de quand j'étais gamine, dans notre petit appartement du rez de chaussée, dans une rue déserte ou presque, à SimCity. Maman jouait toujours du piano, papa était toujours dehors. Annie me tirait les cheveux, Jaime draguait ses copines, et moi je me faisais tirer les cheveux par Annie ( faut suivre ! ). Sans que maman ne dise rien, absorbée par sa partition.
CORNELIA : Hélèna ? Viens ici s'il te plait, j'ai à te parler.
Mmf... Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?!!
Clytie, j'en suis sûre, c'est de ta faute !
CLYTIE : Meuhhh-eh ! J'ai rien fait moi ! ( enfin si, c'est quand même moi qui joue, faut bien que je fasse quelque chose quand même
)
CORNELIA : Hélèna ! Ces vêtements, cette coupe de cheveux... Oh ! Est-ce donc ainsi que je t'ai élevée ?
MOI : Beuh... Non, mais en fait je suis assez à l'aise comme ça.
CORNELIA : * soupir *. Demain nous rencontrons la famille du fiancé de ta soeur. Va pour les vêtements, restes comme ça si ça te chante. Mais je veux absolument arranger tes cheveux !
CORNELIA : Voilà ! N'es-tu pas mieu ainsi ?
MOI : En fait je... Bof, oui, bref, ça va.
CORNELIA : Oh, je suis si émue... Tu ressemble tellement à ma grand-mère !
Quel compliment. Je ressemble énormément à mon arrière-arrière-grand mère. Je suis presque sûre qu'elle s'habillait pire que ma mère.
CORNELIA : Et en plus tu as autant de mauvais goût qu'elle, tant au niveau des vêtements qu'au niveau du reste.
Ah ! Je préfère.
CORNELIA : Heureusement, ma mère a épousé un riche aristocrate... Et elle n'a pas fini comme ma grand-mère. D'ailleurs je suis encore sa seule fille vivante. Dommage que tu n'aies pas connu...
Bla-bla-bla... Ma mère est partie dans ses délires tandis que je changais la vieille pince que ma mère m'avait filée contre une pince Hello Kitty. Ca fait plus " jeun's ".
Le lendemain, Jaime et moi nous accompagnions Annie à la rencontre de son fiancé ( maman ne se sentait pas dans son assiette et Yvonne restait pour garder Amandine ).
ANNIE : Vous êtes Gustave ? Je suis enchantée ! Je... Vous ne me faites pas un baisemain ?
GUSTAVE : Je suis désolé, mais je ne sais pas si vous vous êtes lavé les mains avant de venir. Je voudrais éviter d'être malade.
ANNIE :... Oui, je comprends...
GUSTAVE : Je vois que vous êtes prudents dans la famille : un homme accompagne la future mariée. C'est très bien de la protéger, je ne voudrais pas qu'on me la souille...
JAIME: Oui, c'est sûr...
Je dus étouffer un rire. Jaime n'avait pas compris un mot de ce que Gustave disait. Je m'apprétais à me faire serrer la main quand je les vis tous rentrer dans la maison.
Trop bien, on m'ignore !
Un jeune homme blond, musclé, vint alors vers moi, un sourire ravageur accroché aux lèvres.
??? : Bonjour... Je me nomme Pierre-Louis, je suis le frère de Gustave. Et vous, êtes-vous de la famille de sa fiancée ou une jeune femme perdue devant notre demeure ?
MOI : Je... je-je... Je suis la soeur de-de... d'Annie...
Vraiment, ça devrait être interdit d'être aussi beau et aussi sûr de soi !
Chez nos tourteraux, ça sentait par contre le roussi...
ANNIE : Pardon ? Je ne devrais pas travailler ? Mais je veux travailler !
GUSTAVE : Non, ma femme devra rester au foyer pour élever nos enfants.
ANNIE : Mais je veux gagner mon argent ! Je veux avoir de l'argent et dire que je l'ai gagné moi-même !
GUSTAVE : C'est donc ainsi que votre mère vous a élevée ?
Euh... Pas vraiment. Je dois dire que du côté de maman, et même du côté de papa en fait, toutes les femmes sont toujours restées au foyer ( sauf lorsqu'elles avaient perdu leur mari et avaient une tonnes de marmots sur les bras, vous savez ce que c'est ). Mais Annie aime travailler, alors...
ANNIE : Mais j'ai un diplôme ! Je veux pouvoir m'en servir ! Je ne veux pas avoir fait quatre ans d'études inutiles !
GUSTAVE : Nous en reparlerons, mais je doute fort que vous finissiez par gagner. Je travaille dans les affaires et de plus je monte mon entreprise. Vous verrez bien vite que votre argent ne sert strictement à rien.
Ben dites donc, c'est qu'il est du en affaires, le p'tit père
.
Moi de mon côté, j'avais trouvé le moyen de m'asseoir disretos pour admirer le spectacle de leur dispute. Mais Annie elle est venue s'asseoir aussi, faisant la tronche à son futur mari, et le seul truc qu'elle a trouvé à faire c'est d'me présenter.
Du coup le Gugusse il est venu engager la conversation... Mais il parle de commerce d'informatique, filliale, marché, affaire, bourse, économie, travail, métro-boulot-dodo... Rien capté.
Allô SimEarth ici SimMoon, vous me recevez ?
Clytie, t'as compris toi ? C'est ça, concentre toi sur la discution entre Annie et son futur beau-père, me répond surtout pas.
Bref. J'ai vu Jaime partir dans une chambre dont l'entrée ( une grande arche, comme quasiment toutes les entrées de la maison ) était masquée par des paravents. Comme le futur marié me pompait l'air, je suis aller squatter avec mon frère.
Grande surprise : une chambre décorée à l'orientale et mon frère qui prenait le thé avec une jeune femme.
Je me suis assise et j'ai appris qu'elle était la soeur de Gustave et de Pierre-Louis, et qu'elle s'appelait Véra. Son rêve était de visiter le village Takemizu.
Pas faire les boutiques, non non ! Visiter les endroits historiques du village. Mais Jaime ( qui est parti en voyage de noces là-bas ) brisa ses rêves en disant que c'était devenu purement touristique, et que pour visiter ben... Fallait payer un guide touristique pour qu'il vous emmène en hélico.
Je vois pas pourquoi tout le monde fait une fixation sur Takemizu quand même, puisque pas loin de là ( il faut y aller en voiture depuis Takemizu, mais bon ), il paraît qu'il y a une charmante petite communauté avec plein plein de monuments. Faudrait que je retourne sur Simternet pour voir comment ça s'appelle.
Nous sommes partis peu après, et Annie avait eu droit à des excuses de son futur époux.
Maman nous attendait pour le dîner.
On a fait ça dans un silence quasi-mortel, même la gamine qui d'habitude adore se renverser sa purée dans les cheveux est restée calme.
Tout le monde sur son 31, ça vous étonne peut-être mais chez nous c'est comme ça. Et tout le monde en noir, c'est parce qu'on porte le deuil de notre père.
Je dois dire que je me suis bien embêtée à regarder Annie sourire bêtement, Yvonne faire des dessins dans sa bolognaise, maman qui racontait sa journée. Et apparemment Jaime était du même avis que moi.
Et nous nous sommes enfin retrouvés seul à seul tous les deux.
JAIME : Dis moi... Il te plairait pas un peu le frangin de Gustave ?
MOI : Qui ? A moi ? Tu rigoles j'espère ! Non, non, si je souris quand je le vois, c'est parce qu'il est sympathique !
JAIME : Donc tu n'es pas attirée ? Tu sais si c'est le cas je peux te couvrir auprès de maman ...
C'est vrai : maman dit toujours que c'est à elle de choisir le mari ou même le petit copain de ses filles...
M'en fiche moi, il ne me plaît pas Pierre-Louis !
Tout le monde était au lit, tandis que moi j'achevais de visiter la maison. J'ai vu où étaient les toilettes ( enfin ! ) et par la même occasion la salle de bain, la cuisine ( pratique ), la salle à manger ( normal j'en sors ! ), la chambre de maman, la chambre d'Annie et l'étage, je le connaissais déjà.
Mais le salon, je n'avais pas pris le temps de l'observer de plus près...
J'ai vu cet horrible tableau. Les grands-parents de mon père. C'est à eux qu'appartenait la maison où papa avait grandi, avant que ses parents ne décident de laisser ses grands-parents dans leur maison et de partir pour SimCity... La dernière volonté de mon père avait été de venir mourir ici, entouré des siens.
Je m'approchais encore un peu du tableau...
Il est vraiment atroce !
Surtout mon arrière grand-mère paternelle : elle a une de ces allures sévères !
C'est pas tout, mais moi je tombe de fatigue. Je file au lit.
Mais alors que je me changeais, quelqu'un toqua.
Je me suis précipitée vers la porte, en espérant être la seule à avoir entendu dès que j'ai vu qui était le visiteur nocturne.
C'était Pierre-Louis. Il m'expliqua qu'il se baladait souvent, en pleine nuit, et qu'il avait reconnu notre nom sur la boîte aux lettres. Et, de son air le plus romantique, il me sussura qu'il eut alors un besoin intense de me voir...
Je me suis allongée, face à lui, sur le lit, et presque aussitôt il est venu me rejoindre, caressant doucement ma hanche...
Il ne doit pas exister de lèvres plus douces sur SimEarth... Il ne doit pas exister de mains plus fortes non plus, ni d'yeux plus bleus que les siens...
Je dois l'avouer, Jaime avait raison : j'ai le béguin pour lui.
Je pense que nous avions été plutôt discrets, mais Jaime et Yvonne ayant leur chambre à côté de la mienne, j'ai peur d'avoir été entendue...
Mais après tout, si ce n'est que Jaime, tout va bien : il veut me protéger, il me l'a dit au dîner.
Je dormais, serrée contre lui, sentant son coeur battre tandis que le mien semblait s'échapper de mon corps...
Aux anges, j'étais aux anges. Mais hélas je savais aussi que je ne pourrais rester indéfiniment à ses côtés, du moins cette nuit, puisque si ma mère ou Annie trouve un homme dans mon lit...
Ce lit risque de devenir notre lit de mort à tous les deux.
MOI : Tu t'en vas déjà ?
PIERRE-LOUIS : Oui, il le faut bien mon ange : si ta mère nous trouve tous les deux, je pense qu'elle le dirait à mon père et ce serait service militaire assuré. J'ai pas envie de faire ça moi.
MOI : Dis-moi tout de même au revoir !
Je l'embrassais tendrement et remontais vite me coucher avant que quelqu'un ne se rende compte de mes aventures nocturnes sous ma couette au chaud dans les bras de Pierre-Louis.
Quelques heures plus tard...
CORNELIA : Je jurerais avoir entendu du brut, cette nuit... Annie, tu es réveillée ?
ANNIE : Oui maman, je suis levée. Quel rêve cette nuit ! Je ne voyais pas, j'entendais juste. Et j'entendais des bruits de pas, des grincements de matelas, les grincements du parquet, et des gens qui s'embrassaient... Je pense qu'Yvonne et Jaime ont passé une bonne nuit.
CORNELIA : A moins que ce ne soit Hélèna et quelqu'un d'autre...
ANNIE : Maman ! Comment peux-tu penser ça d'elle ? Tu sais bien que sous ton toit, jamais elle n'oserait !
Annie avait passé sa journée à se préparer pour son mariage, cet après-midi. J'ai vraiment très, très peur de voir ma réaction face à Pierre-Louis, quand je verrais Gustave et Annie s'embrasser sous une arche, ne rêverais-je pas d'en faire autant, sur le champs, avec Pierre-Louis ?
Oh, c'est fou, je n'ai que son nom à la bouche. Mais je dois éviter de le prononcer devant ma famille.
Maman, ce matin, m'a dit que pour trouver un mari, je devais savoir jouer du piano, et je devais m'entraîner toute la matinée si je voulais avancer efficacement. Je n'ai pas mangé ce matin, du coup... Je meurs de faim !
J'essayais, en vain, de composer quelque chose pour lui...
Mais vous savez pourquoi j'y arrive pas ? Ben je vais vous le dire :
1/ La faute à Annie qui me parle.
2/ La faute à Clytie qui fait en sorte que Annie me parle.
Vous voyez, je suis très, très soutenue chez moi !
Le mariage avait été célébré dans le jardin, sous un soleil radieux. J'étais sur un des bancs rouges dans le jardin, et étais la seule avec mon voisin et Yvonne à ne pas regarder les deux amoureux d'un air attendri.
Mon voisin, c'était Pierre-Louis.
Je ne pouvait m'empêcher de me dire que la seule chose de merveilleuse, c'était le fait qu'il soit à côté de moi.
Point négatif : je n'ai pas le droit d'avoir un seul geste amoureux envers lui...
Du moins, s'il y en a un que je peux me permettre, je ne sais pas lequel c'est.
Ce soir là, le père de Pierre-Louis vint me parler dans le jardin.
Il m'expliqua qu'il devait partir en voyage à Trois Lacs avec son fils Pierre-Louis, pour lui enseigner la vie en plein air, car ça peut toujours lui être utile, mais qu'à cause de problèmes personnels il ne pouvait y aller.
Il trouvait que j'étais une jeune femme assez raisonnable, et me demanda d'accompagner Pierre-Louis à Trois Lacs, pour surveiller s'il ne drague pas trop les filles au lieu de s'entraîner et d'apprendre.
Je fut heureuse, et bien entendu j'acceptai sur le champ. Je parti en vitesse chercher une valise et quelques vêtements, et aussitôt Pierre-Louis et moi prenions une navette pour l'aéroport, puisque l'avion décollait à minuit exactement. Or il était déjà tard et le temps d'arriver, de passer à l'enregistrement... On éait déjà un peu en retard.
Oui, mais la date du mariage avait été avancée aussi ! Normalement, il devait avoir lieu dans une semaine !
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